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Publié par Rassemblement citoyen Pour Boissy

coups de feu à Boissy-Saint-Léger, six armes retrouvées :#lacharmeraie

Les policiers ont aussi découvert des gilets pare-balles, après que plusieurs coups de feu ont été tirés, samedi soir.

La longue fouille des policiers dans l’immeuble du 4, place des Tilleuls n’aura pas été vaine : un sac cabas contenant six armes à feu a été retrouvé dans les parties communes du sixième étage. Cinq gilets pare-balles ont été saisis dans un appartement.

Plus tôt dans la soirée, vers 20 heures, des policiers de Boissy accouraient place de Tilleuls, après avoir entendu des coups de feu. La rue est rapidement bouclée et le bâtiment, planté au 4, interdit d’accès : des individus armés sont soupçonnés de s’y être retranchés. Aucun n’a été interpellé mais des impacts ont été relevés à l’intérieur d’appartements occupés par des familles.

 

En attendant de pouvoir rentrer chez eux, une dizaine d’habitants observent le déploiement de forces de l’ordre autour de leur bâtiment. Sur les portables, on s’échange les vidéos de l’intervention des policiers. Mais personne n’aurait vu les tireurs. « J’étais chez moi, j’ai entendu au moins une dizaine de détonations », décrit Frédéric, dont les fenêtres donnent sur la place des Tilleuls. « Moi, rien du tout, assure Khaled, un voisin logé de l’autre côté. Mais quand je suis descendu pour aller à la mosquée, un policier m’a braqué. C’est impressionnant. Et étonnant. C’est vraiment un endroit calme ici. »

« Depuis deux mois, ça n’arrête pas de se tirer dessus »

Alya, 37 ans, ne dresse pas le même portrait du quartier. Bloquée sur le rond-point à deux pas de son immeuble, elle n’est guère surprise de la scène qui se joue devant l’entrée du 4. « C’est de pire en pire ici. Depuis deux mois, ça n’arrête pas de se tirer dessus, souffle la mère de famille. C’est toujours pareil : Tu me touches, je te touche. Jusqu’à ce que quelqu’un tombe. Normalement, on voit ça à la télé. On a envie d’un mois de ramadan tranquille (NDLR : il commence lundi), pas de pleurer un mort. »

Pour elle comme pour de nombreux riverains, le lien est clair avec les règlements de compte qui ont émaillé la cité de la Haie-Griselle, début janvier. Une série de fusillades sur fond de « différend commercial » et de guerre de territoire. Une équipe de jeunes dealers tenterait de contester le règne du « boss des halls », dont un proche aurait été touché le 2 janvier. « Il s’agirait d’une tentative d’homicide », expliquait l’adjointe au maire Claire Gassmann, présente sur les lieux samedi soir. Plusieurs jeunes du quartier évoquaient eux un « match retour après qu’un ami s’est fait tirer dessus ».

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